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De Guy Roussel à Serge Delmas… Depuis plus de vingt ans, les dirigeants qui se sont succédés à la tête du Sporting ont compris que pour lutter avec les autres clubs de l’élite nationale, il leur fallait mettre l’accent, corse évidemment, sur la formation. La mise en oeuvre de cette politique n’a pas été constante ni même traduite dans les faits en matière d’infrastructures adéquates, mais chaque fois que des efforts ont été effectués dans ce sens, quelques belles pages du Sporting ont été ainsi écrites.
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La première concerne la période de Guy Roussel de 1973 à 1976.
Un titre de champion de France de Division 3 allait venir récompenser son travail et celui de l’équipe dirigeante en 1975. Il est vrai que cette année-là, la réserve bastiaise avait fière allure avec les Vincent Lazzeri, Dumè Bastiani, Jean Louis Luccini, Paul Marchioni, Pierrot Falchetti, José Graziani, Alain Santucci, José Pasqualetti et autres… Merry Krimau. Les conditions de travail de l’époque n’avaient rien à voir avec celles que nous connaissons aujourd’hui. Le petit terrain de la Marana, jouxtant Tahiti Plage accueillait ces jeunes footballeurs corses, d’une bien belle génération. Emile Daniel reprendra le flambeau mais c’est l’arrivée de Pierre Alonzo qui, en trois saisons, marquera les esprits. Le transfuge du PSG dont le talent sera ensuite reconnu avec Luis Fernandez à Cannes, au PSG puis maintenant à Bilbao, allait mettre la formation au goût du jour. Durant ces trois saisons, des joueurs insulaires et de l’INF de Vichy allaient enrichir les effectifs successifs du Sporting. Main Fiard, Patrick Vernet, Pascal Mariini, Pierre Bianconi, Christian Bracconi, Pascal Olmeta, Tony Cervetti, Frédéric Antonetti et José Pastinelli, entr’autres, seront ainsi lancés dans le grand bain. Le Centre de Formation sera même agréé avec la venue de Gaby Robert au VVF de Borgo. Des accords avaient été alors conclus pour l’hébergement des jeunes footballeurs. 1981, une année faste pour le Sporting qui ramenait un trophée prestigieux sur le sol insulaire, la Coupe de France. D’autres joueurs sortaient ensuite des rangs, autre génération de talent avec les Squaglia, Ottaviani, Padovani, Levenard, Pietronave et Testa, ayant germé. Les années qui allaient suivre, seront moins fastes puisqu’en 1986, le SCB chutait en D2. L’arrivée de Christian Villanova renouera avec l’impulsion formation, le club n’ayant plus les moyens de ses ambitions. Une période difficile pour des jeunes qui iront s’entraîner sur le terrain annexe de Lucciana, grâce au soutien de Jean François Filippi. Le centre sera, une nouvelle fois, agréé en 1986, offrant un hébergement mixte entre les aménagements de la tribune Est et de l’IGESA. Un premier pont était jeté, avec le centre de vacances et des classes à horaires aménagés débutant au Fango, avec l’accord de Paul Santelli, le proviseur. L’année 89 marquera une autre étape puisque l’équipe réserve sera championne de France de D4 et accédera avec des joueurs comme Maroselli, Faye, Chiari, Valencony, Biancarelli… etc. Un centre de formation qui jouera pleinement son rôle après la catastrophe de Furiani, les jeunes apportant un peu de vigueur dans un effectif au recrutement limité en raison des circonstances. Aujourd’hui, les jeunes du Sporting bénéficient de conditions de travail privilégiées par rapport à ceux qui les ont précédés. Les dirigeants bastiais ont consenti des efforts importants et le partenariat avec l’IGESA s’est concrétisé avec la réalisation d’une plaine de jeu opérationnelle, ainsi que des infrastructures dignes de ce nom. Après Frédéric Antonetti, Serge Delmas porte ainsi les espoirs, d’une politique tournée vers la jeunesse, même si les résultats ne sont pas immédiatement perceptibles. Former des joueurs, corses, mais aussi ceux venus d’autres horizons, telle est la mission du centre de formation du SCB. -Un rôle qui a de plus en plus d’importance dans le contexte inflationniste des salaires, les transferts étant devenus un luxe auquel le club bastiais et son petit budget ne peuvent pas toujours répondre… |






