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Conférence de presse du Collectif du 5 mai 92

Vendredi 18 janvier 2013

Suite aux annonces de M. Noël Le Graët, concernant les décisions prises par le Comité Exécutif de la FFF (COMEX) du 17 janvier 2013 relatives aux commémorations de la tragédie de Furiani, vous trouverez, ci-dessous, le communiqué officiel du Collectif des victimes du 5 mai :
« Nous avons accepté, au nom du Collectif des victimes de la tragédie, de participer au Comité de suivi mis en place par M. Le Graët en avril 2012, avec l’espoir qu’il ne serait pas « un comité alibi » permettant aux autorités du football français de se donner bonne conscience, voire de se faire une nouvelle virginité, dans un dossier où les responsabilités étaient multiples (des dirigeants du club de l’époque, jusqu’aux autorités de l’Etat en passant par les responsables du foot français et les constructeurs de la funeste tribune).
Malheureusement, force est de constater, aujourd’hui, que du coté des autorités du Football français, il n’a jamais été question de réellement prendre en compte les demandes des représentants des victimes. Ainsi, c’est forcé, par la mobilisation que nous avons su provoquer autour de notre démarche (soutien de plus de 40 000 pétitionnaires, citoyens, élus locaux et nationaux, clubs professionnels, joueurs, journalistes, clubs de supporters…) que les autorités du football ont d’abord modifié la date de la finale de la coupe de France, puis décidé qu’aucune rencontre officielle de compétition nationale (coupe ou championnat) ne se déroulerait le 5 mai 2012, à l’occasion du 20e anniversaire de la tragédie. Il convient, ici, de préciser que la Ligue Professionnelle de Football (LFP) et son président ne se sont même pas manifestés (ni dépôt de gerbe, ni message de soutien, ni même le moindre communiqué sur leur site Internet) à l’occasion des cérémonies du 20e anniversaire. Le Président du Comité de suivi, M. Jacques Vendroux, désigné par M. Le Graët, lui aussi, n’a pas daigné se manifester et se déplacer pour ces commémorations… Il est vrai que M. Vendroux, depuis mai 92, ne voulait « plus entendre parler de Furiani et de sa tragédie », position respectable, qui aurait du l’inciter à refuser cette présidence !
Ces comportements condescendants, se sont confirmés lors des réunions du Comité de suivi pendant lesquelles le représentant de la LFP, M. Jean-Pierre Hugues, s’est montré souvent irrespectueux, alors que les victimes prenaient la parole pour exprimer leur détresse… Le Président du comité de suivi, de son coté, a systématiquement pris parti contre les propositions émises par les représentants des victimes, alors qu’il s’était engagé en tant que Président, à rester neutre et à porter les différentes propositions du comité auprès du COMEX de la FFF.
Pourtant, tout au long des ces rencontres, nous avons eu de cesse de convaincre et d’apporter des réponses aux arguments qui nous étaient avancés pour ne pas pérenniser les mesures que les autorités du football, elles-mêmes, avaient prises pour le 5 mai 2012 (pas de match de compétitions nationales). Nous avons, par exemple, pris l’attache des télévisions détentrices des droits sur la retransmission du football en France, qui nous ont confirmé qu’elles se conformeraient aux calendriers arrêtés par les autorités du football y compris s’il y a « gel » de la date du 5 mai. De nombreux présidents de clubs professionnels, nous ont apporté leur soutien explicite (AS Saint Etienne, Olympique de Marseille, ESTAC Troyes, Valenciennes, FC Nantes, Montpellier, AC Ajaccio, SC Bastia, GFC Ajaccio…) tout comme des personnalités du monde du football (Arsène Wenger, Emmanuel Petit, Luis Fernandez, Jean-Michel Larqué… Didier Deschamps, le sélectionneur national), sans oublier le monde politique qui s’est également mobilisé à travers le dépôt à l’Assemblée Nationale de deux projets de loi demandant l’exclusion de la programmation de rencontres de football le 5 mai.
Toutes ces prises de position ont même été remises en cause par les représentants des autorités du football qui participaient à ce comité !!
Pour rappel, nos objectifs principaux, dans cette affaire, sont le respect des engagements qui avaient été pris, à l’époque, par le Président François Mitterrand et les autorités du football (dont M. Le Graët faisait parti en qualité de Président de la Ligue Nationale de Football) et ainsi de ne plus revivre des moments tels que ceux que nous avons vécu le 5 mai 2001 et le 5 mai 2010, dates auxquelles on a fait la fête autour du football pour des victoires en Coupe de la Ligue (2001) et d’attribution de titre de champion de France de L1 (2010)… Alors que, au même moment, les victimes de la catastrophe de Furiani et leurs proches, se réunissaient, comme tous les ans, pour se recueillir. Les autorités du football avaient l’occasion de répondre simplement à cette demande en pérennisant les décisions prises par elles-mêmes pour le 5 mai 2012.

Les positions arrêtées, hier, par les instances du football français sont iniques car elles reviennent, une nouvelle fois, à faire de ce drame une affaire Corso-Corse. Ainsi, dès cette année, le dimanche 5 mai 2013, 3 matchs de football de Ligue 1 seront donc programmés… avec, pourquoi, pas l’attribution du titre de champion de France ce jour-là. Avec ces décisions rien ne s’y oppose… Ainsi, on ne jouera plus de finale un 5 mai, on ne jouera plus au football à Bastia et à Ajaccio, un 5 mai… En revanche les instances du football programmeront, un 5 mai, des matchs à Marseille, Montpellier, Paris, Lyon, Saint Etienne…(y compris avec des clubs corses ) »

Le Collectif du 5 mai 92.

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